Les décorateurs sont unanimes : voici la pire couleur pour les murs d'un salon
Extrêmement populaire, cette couleur n'est pourtant pas celle que l'on devrait choisir dans un salon. Elle peut vraiment gâcher votre décoration.
Un canapé dans lequel on peut s'enfoncer. Une lampe qui donne une belle lumière. Une table basse qui vit, un tapis qui réchauffe. Tout ça compte. Mais les murs ? C'est là que tout commence. Leur couleur change l'ambiance, l'énergie, la sensation de confort. Et si elle est bien choisie, elle peut transformer le salon en cocon. En revanche, elle peut aussi, parfois, tout gâcher. Selon les pros, il y a bel et bien une couleur qu'il faut à tout prix éviter.
Meredith Still, designer, insiste sur un point : "La couleur a un impact considérable sur l'énergie d'un salon. C'est l'un des principaux moyens de créer une ambiance émotionnelle dans l'espace." Traduction : peindre ses murs, ce n'est pas juste une affaire de goût ou de mode, c'est surtout une question de sensations. Et certaines couleurs font obstacle à cela. Tracy Morris, également designer, va dans le même sens. Elle dit qu'une mauvaise teinte peut tuer l'ambiance d'une pièce. Il faut donc la choisir avec soin, en tenant compte de la lumière, du mobilier, mais aussi de ce qu'on veut ressentir dans la pièce.
Alors quelles sont les erreurs fréquentes ? Les deux spécialistes pointent plusieurs pièges. D'abord, les couleurs trop vives. Le rouge pompier, le rose fuchsia ou le vert fluo sont souvent tentants sur un nuancier. Mais sur quatre murs, c'est une autre histoire. Tracy Morris explique que ces teintes saturées créent une tension visuelle. "Elles peuvent étouffer. Dans un salon, on cherche le calme. Ces couleurs empêchent la détente." Le même souci se pose avec les nuances très sombres, comme le bleu nuit ou le brun cacao. "Elles peuvent être magnifiques sur un pan de mur, ou dans une pièce bien éclairée. Mais si la lumière naturelle manque, l'effet devient plombant. On a l'impression que les murs se referment."
Autre couleur critiquée : le gris. Longtemps adoré pour son côté sobre, il perd aujourd'hui des points. "Il a été partout, dans tous les intérieurs. Mais il est piégeux", explique Meredith Still. "Quand la lumière change, le gris vire au terne, il vide la pièce de sa chaleur." Pour elle, ce n'est pas qu'une question d'esthétique, c'est une question de confort. Même en l'associant à du bois ou des matières naturelles, le gris peut poser problème. Il fatigue le regard. Il rend l'atmosphère un peu plate, comme une image trop retouchée.
Mais la pire de toutes n'est autre que le blanc froid. Celui qui tire vers le bleu ou le gris. "Il efface tout ce qu'on essaie de construire", tranche Meredith Still. Il ne reflète pas la lumière, il l'écrase. Il donne un côté clinique, impersonnel, un peu comme une salle d'attente. Même un beau mobilier paraît terne contre lui.
Heureusement, toutes les couleurs neutres ne sont pas à jeter. Au contraire, les deux décoratrices défendent les tons doux, les beiges, les blancs chauds. "Ces teintes s'adaptent à la lumière, aux saisons, à la déco. Elles créent un cocon", explique l'une d'elle. À retenir !