"On ne tire plus la chasse d'eau à chaque passage" : ce simple geste permet de faire de grosses économies

Mathieu n'est pas radin, il est économe et un brin écolo aussi. C'est ainsi qu'il a instauré la règle des trois pipis chez lui et il explique pourquoi ce geste controversé ne l'est aujourd'hui plus tellement.

"On ne tire plus la chasse d'eau à chaque passage" : ce simple geste permet de faire de grosses économies
© Cécile Debise/Journal Des Femmes

À la maison, on connaît tous les petits gestes classiques pour la planète : couper l'eau pendant qu'on se brosse les dents ou privilégier des douches rapides. Mais avez-vous déjà envisagé de snober le bouton de votre chasse d'eau côté WC ? Dans le jargon écolo un peu radical, on appelle ça le "if it's yellow, let it mellow", autrement dit "si c'est jaune, on laisse reposer", une subtile façon de faire comprendre que quand il s'agit de la grosse commission, pas de débat, on tire la chasse. Derrière cette habitude qui peut faire grimacer les plus maniaques d'entre nous se cache en réalité un calcul financier et écologique assez vertigineux, croyez-en l'expérience de Mathieu.

Avant, il tirait la chasse d'eau par pur automatisme, sans réaliser que chaque pression sur le mécanisme libérait en moyenne 6 litres d'eau potable, oui 6 ! Il a multiplié cela par le nombre de passages aux toilettes par jour - environ 5 - et obtenu une facture qui gonfle sans même que l'on s'en aperçoive.

Alors, une idée simple lui est venue : ne plus actionner la chasse systématiquement pour un petit besoin, mais attendre d'avoir cumulé plusieurs passages. C'est un arbitrage entre son confort olfactif et la réalité de son compte en banque. Car si l'on s'amuse à projeter cette habitude sur le long terme, les chiffres sortent de la simple anecdote pour devenir une véritable stratégie d'investissement.

© Journal des Femmes/Nano Banana

Comme Vincent Madelaine, du compte éponyme sur Instagram, sortez les calculatrices, le résultat va vous bluffer. Si l'on considère un coût moyen du mètre cube à 4,35 euros et une fréquence de cinq passages quotidiens, le calcul est vite fait. En décidant de ne tirer la chasse que tous les trois pipis, et en plaçant les quelques 2,62 euros économisés chaque mois sur un support à 7% (merci les intérêts composés), on peut potentiellement gagner 33 600 euros sur une vie d'adulte. Et cerise sur le gâteau, on préserve environ 450 000 litres d'eau "et ça, c'est beau pour la planète !"

Nuance tout de même, surtout si vous ne tenez pas à transformer votre salle de bain en zone sinistrée. D'un point de vue technique, l'accumulation d'urine n'est pas sans risque pour votre plomberie. L'acide urique, combiné au calcaire de l'eau, favorise un entartrage précoce de la céramique et peut fragiliser les joints d'étanchéité. Une partie de vos gains pourrait donc s'évaporer dans l'achat de produits de détartrage puissants ou l'intervention d'un plombier. Le secret ? Un juste milieu et un entretien régulier au vinaigre blanc pour garder des toilettes saines sans ruiner vos efforts !