Dès leurs premiers échanges avec Charlotte Gille, architecte d'intérieur et décoratrice au sein de son agence éponyme, les nouveaux propriétaires des lieux ont posé le cadre : sublimer le cachet de l'appartement tout en lui insufflant des touches contemporaines.
Afin de créer une vraie continuité visuelle et d'accentuer la luminosité, le choix s'est porté sur une palette toute en sobriété. La quasi-totalité des murs s'habille ainsi de blanc cassé chaleureux (Pointing de Farrow and Ball), tandis que les moulures se parent d'un blanc pur pour mieux souligner leurs reliefs. Entre touches esprit campagne dans les pièces techniques, que sont cuisine et salle de bains, et élégantes essences de bois, la pro signe ici une transformation harmonieuse à souhait.
Côté bain justement, entre petits carreaux au sol et faïence façon azulejos bleu et blanc posée sur toute la hauteur, la pièce d'eau d'origine affichait un style très marqué. Si ce décor ne manquait pas de personnalité, il imposait une refonte complète afin d'optimiser l'espace et d'offrir aux nouveaux occupants un confort sur mesure. Aussi, à l'origine, les toilettes étaient intégrées à cet espace, accessibles à la fois depuis le couloir principal et la chambre du fond… Un problème pour le couple qui souhaitait un WC indépendant.
Après travaux, la pièce séduit par sa modernité, alors même qu'elle se nourrit d'éléments d'époque. Véritable fil rouge du projet, la faïence d'origine a été soigneusement sauvée : un défi technique pour les artisans, qui ont dû composer avec minutie pour préserver un maximum de ces carreaux au charme authentique. Réintégrés avec justesse en crédence, ils confèrent à l'espace une identité unique. Une double vasque à l'esprit campagne chic et deux élégants miroirs en goutte d'eau viennent parfaire cette atmosphère douce et intemporelle. Rien ne se perd, tout se transforme !
Côté agencement, la métamorphose est totale. Pour répondre au besoin des propriétaires d'isoler les sanitaires, Charlotte Gille a fait le choix de scinder la pièce en deux. Les deux portes d'origine ont été conservées : la première dessert toujours la salle de bains depuis le couloir, tandis que la seconde permet d'accéder aux toilettes via un nouveau dégagement, créé astucieusement pour supprimer l'enfilade entre les deux chambres.
Afin de faire circuler la lumière naturelle tout en assurant une bonne aération, la nouvelle cloison ne monte pas jusqu'au plafond : elle accueille en imposte une verrière ouverte, volontairement laissée sans vitrage, conjuguant ainsi clarté et ventilation optimale.

