Avec ses rafales dépassant les 100 km/h, la tempête Austen a balayé le nord-ouest de la France dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre, touchant notamment la Bretagne, la Normandie et les Hauts-de-France. Une fois le vent calmé, les propriétaires ont tout intérêt à faire le tour de leur maison. Tuiles déplacées, volets abîmés, branches tombées… Certains dégâts sautent immédiatement aux yeux. D'autres peuvent passer complètement inaperçus, jusqu'à la prochaine intempérie.
Car une tempête ne fait pas que casser ou arracher des éléments. Elle transporte aussi des feuilles, des brindilles, de la mousse et toutes sortes de débris qui peuvent finir coincés dans les installations de la maison. Et en plein automne, alors que les arbres perdent leurs feuilles, le risque est particulièrement élevé. Le problème, c'est qu'une fois le vent retombé, tout peut sembler parfaitement normal. Pourtant, il peut suffire d'une bonne averse pour découvrir que quelque chose ne fonctionne plus correctement.
L'endroit à vérifier en priorité, ce sont les gouttières et les chéneaux, chargés de récupérer l'eau de pluie sur la toiture. Après des vents violents, les débris peuvent s'y accumuler et empêcher l'eau de rejoindre les descentes. Sur son site, l'entreprise française ALPITEC, spécialisée dans les travaux en hauteur, prévient : "L'eau qui ne s'évacue plus déborde et s'infiltre".
Et pour cause, lorsque l'eau déborde, elle peut ruisseler contre les façades, pénétrer dans les murs ou s'infiltrer sous certains éléments de toiture. ALPITEC évoque notamment des "façades tachées puis dégradées", des infiltrations dans les logements et une corrosion des éléments métalliques. À l'intérieur, les conséquences peuvent aller d'une peinture qui cloque à une isolation détrempée, en passant par des moisissures ou des plafonds à refaire. Pas vraiment le genre de travaux qu'on avait prévu de financer avant Noël.
Pour éviter d'en arriver là, mieux vaut contrôler les évacuations dès que les conditions le permettent. Depuis le sol, regardez si des feuilles dépassent, si un élément semble décroché ou si l'eau déborde lors d'une averse. Il faut également s'assurer que les descentes ne sont pas bouchées : nettoyer uniquement la partie visible ne suffit pas si l'eau reste bloquée plus bas. D'ailleurs, comme le rappelle ALPITEC, "un simple curage annuel évite des milliers d'euros de réparations". En revanche, inutile de jouer les équilibristes sur une échelle, surtout après une tempête. Pour les installations difficiles d'accès, mieux vaut faire appel à un professionnel.