Mauvaise nouvelle pour les Français qui se chauffent au gaz : les tarifs repartent à la hausse au moment même où les températures commencent à chuter. À partir du 1ᵉʳ novembre 2026, le prix repère du gaz augmentera de 6,6 % TTC en moyenne, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Pas franchement le cadeau dont on rêvait avant l'hiver. Heureusement, cette augmentation ne concernera pas tous les foyers de la même manière. Et il est encore possible d'agir.
Tout d'abord, contrairement à une idée reçue, les fournisseurs de gaz ne pratiquent pas tous les mêmes tarifs. Depuis la disparition des tarifs réglementés en 2023, chacun fixe ses prix selon ses propres conditions. Certains contrats suivent les évolutions du marché, tandis que d'autres garantissent un tarif pendant une période déterminée. "Si le prix est indexé sur le prix repère de vente du gaz, il peut évoluer à la hausse comme à la baisse", nous explique Frédérique Feriaud, directrice générale des services du médiateur national de l'énergie. Résultat, deux familles qui consomment autant de gaz peuvent recevoir des factures très différentes.
Pour éviter de subir l'augmentation du 1ᵉʳ novembre, la solution consiste à comparer les offres dès maintenant et à changer de fournisseur si un contrat plus avantageux permet de réduire la facture. Frédérique Feriaud recommande notamment de regarder du côté des offres à prix fixe. "Une offre à prix fixe peut protéger contre les prochaines hausses du prix de la fourniture, mais elle n'est pas automatiquement la plus économique." Pour faire le tri, direction le comparateur officiel du médiateur national de l'énergie, gratuit et indépendant des fournisseurs. En renseignant son code postal et sa consommation annuelle, on peut comparer les prix proposés pour son logement. L'experte insiste : "Il faut examiner le prix du kilowattheure, le montant de l'abonnement et le coût annuel estimé pour sa propre consommation." Car un kilowattheure moins cher ne garantit pas une facture plus légère si l'abonnement coûte beaucoup plus cher.
Et bonne nouvelle, "les particuliers peuvent changer de fournisseur d'énergie gratuitement et à tout moment", confirme Frédérique Feriaud. Même avec un contrat à prix fixe sur deux ou trois ans, impossible de se retrouver coincé jusqu'à la fin ! "Si un consommateur fait le choix de souscrire une offre à prix fixe, le fournisseur est engagé sur les conditions de prix pendant la durée prévue par le contrat, mais le consommateur n'est pas engagé sur cette durée", précise-t-elle. Autrement dit, si une offre plus intéressante apparaît dans six mois, rien ne vous empêche de partir. Et pas besoin de prévenir votre fournisseur actuel : le nouveau s'occupe de la résiliation.