La fin du mois de septembre prend des airs d'été sur une grande partie de la France. Après quelques journées plus fraîches, les températures vont repartir à la hausse et atteindre des niveaux particulièrement élevés pour la saison. Dans certaines régions, le thermomètre pourrait même approcher ou dépasser des records de fin septembre. Alors que l'automne vient tout juste de commencer, les températures retrouveront donc par endroits des valeurs que l'on associe davantage au cœur de l'été qu'aux premiers jours d'octobre.

La hausse va se poursuivre en début de semaine et devrait atteindre son maximum mardi 29 septembre. La chaleur pourrait alors devenir presque estivale dans plusieurs régions, avec des températures très au-dessus des normales de saison et des pointes proches de 30 °C par endroits. De quoi donner l'impression que l'été joue les prolongations et que les derniers jours de septembre vont se dérouler sous une météo plutôt agréable. Mais cette impression sera trompeuse.

Car derrière ce dernier coup de chaud, un changement beaucoup plus important est déjà en train de se préparer. Une grosse dépression va se former dans l'Atlantique, signe du retour d'un temps beaucoup plus agité. La chaleur attendue en France en sera même l'un des premiers signes : avant l'arrivée du mauvais temps, de l'air chaud venu du sud va remonter sur le pays et faire grimper le thermomètre. Cette soudaine poussée de chaleur ne marque donc pas le retour durable du beau temps. Elle est au contraire le premier signe d'une météo en plein changement.

La dégradation pourrait d'ailleurs commencer avant même la fin de cet épisode de chaleur. Une première zone de pluie et d'orages pourrait concerner certaines régions dès lundi, avant une évolution plus nette entre mardi soir et mercredi. Les températures commenceront ensuite à baisser à mesure que l'air chaud sera repoussé et que les perturbations progresseront. Toutes les régions ne seront pas touchées au même moment ni avec la même intensité, et le calendrier peut encore légèrement évoluer. La tendance générale se précise néanmoins : après cette chaleur inhabituelle, la France devrait retrouver un temps plus instable, avec davantage de passages pluvieux et un risque d'orages.

La dépression attendue près des îles Britanniques pourrait provoquer un temps très agité dans cette partie de l'Europe. Sa trajectoire exacte déterminera largement ses conséquences pour la France, notamment en matière de vent et de précipitations. Il est donc encore trop tôt pour annoncer une tempête sur le pays. Le changement de tendance, lui, se dessine plus clairement : après ce dernier coup de chaud de septembre, les perturbations atlantiques ouvrent la porte à une météo nettement plus mouvementée.