C'est une obligation qui concerne les propriétaires comme les locataires. Lorsqu'un logement est équipé d'une chaudière individuelle, son entretien doit généralement être effectué chaque année par l'occupant, sauf disposition contraire prévue dans le bail. Une obligation facile à repousser tant que le chauffage reste éteint et que les températures sont encore douces. Pourtant, à l'approche de l'automne, mieux vaut ne pas laisser traîner ce rendez-vous.

Le réflexe pourrait justement être d'attendre que l'automne soit bien installé pour s'en préoccuper. Après tout, tant que les radiateurs restent froids, la chaudière ne semble pas vraiment prioritaire. Mais pour cet entretien annuel, le calendrier compte presque autant que la visite elle-même. Quelques semaines de décalage peuvent suffire à rendre la situation beaucoup moins confortable, alors que s'en occuper maintenant laisse au contraire une marge précieuse avant l'hiver.

La raison tient surtout à ce qui se passe dès les premières baisses de température. Les chaudières redémarrent par milliers et les chauffagistes voient arriver en même temps les demandes d'entretien et les appels pour des pannes. Leurs agendas peuvent alors se remplir rapidement et obtenir un rendez-vous dans les jours qui suivent devient plus compliqué. En septembre, le chauffage n'est généralement pas encore indispensable et il reste du temps pour intervenir si l'entretien révèle une pièce défectueuse ou une réparation à prévoir. Quelques semaines plus tard, la même découverte peut signifier rester sans chauffage en attendant qu'un professionnel soit disponible.

Faire passer le chauffagiste avant la saison de chauffe permet aussi de repartir avec une chaudière prête à fonctionner dans de bonnes conditions. Lors de l'entretien, le professionnel vérifie l'appareil, le nettoie et effectue les réglages nécessaires. Il contrôle également son rendement et certains polluants émis. Une chaudière encrassée ou mal réglée peut fonctionner moins efficacement et consommer davantage de combustible pour chauffer le logement. S'en occuper avant de rallumer durablement les radiateurs permet donc aussi d'éviter de commencer l'hiver avec un appareil qui dépense inutilement plus de gaz, de fioul ou de bois.

L'entretien annuel obligatoire concerne les chaudières d'une puissance comprise entre 4 et 400 kW alimentées par un combustible gazeux, liquide ou solide, notamment les modèles au gaz, au fioul et au bois. Il doit être confié à un professionnel qualifié. Dans un logement équipé d'une chaudière individuelle, l'entretien revient à l'occupant, qu'il soit propriétaire ou locataire, sauf indication différente dans le bail. Pour une chaudière collective, cette responsabilité revient au propriétaire ou au syndicat des copropriétaires. Après la visite, le professionnel remet une attestation d'entretien, à conserver pendant au moins deux ans.